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Pour cette deuxième expérience, l'organisation est différente. Nous aurons 3 couples à bord, ils arrivent par avion directement à UNION pour ne pas avoir de grande navigation à faire pour arriver aux Grenadines. Leur but : passer le réveillon de l'an 2000 dans les Grenadines. Nous nous chargeons de l'avitaillement en Martinique (nous avons reçu une "liste des courses" très précise). De nouveau, nous remplissons le bateau avec des bouteilles d'eau minérale (nous n'avons pas épuisé les stocks des précédents !!!) Notre route sera la suivante : première étape à Marigot Baie (Ste Lucie), puis Bequia, Mayereau et enfin Union. Nous connaissons maintenant tous les mouillages, c'est plus facile. Comme d'habitude, au passage du canal de Saint Vincent la mer est agitée, une pointe de vent à 43 noeuds et ... l'éolienne attrape la balancine ... une pale s'envole !!! Le 26 décembre, arrivée de nos hôtes à Union. Chargement des bagages et départ pour Mayereau. Il y a beaucoup de grains, le soleil est aux abonnés absents. Pour notre première soirée ensemble, nous assistons à un concert de Steel Bands au "Lambis Bar" Nous passons la nuit à Union avant le départ pour les Tobago Cayes. Nous sommes de nouveau dans la carte postale. Nous restons deux jours aux Tobagos Cayes, nous faisons de belles plongées et de belles balades sur les plages. Nous organisons un repas langoustes grillées sur la plage . Au moment du départ, nous avons un skipper insolite ... Nous prenons la route de MOUSTIQUE le 29 décembre. Impossible de trouver un emplacement pour le bateau. Beaucoup ont décidé de passer le réveillon de l'an 2000 sur l'ile des miliardaires. Retour sur Bequia. Le 31 décembre, dernier apéro de l'année, puis nos hôtes partent à la recherche d'un restaurant sympa pour réveillonner. Christian et moi décidons de rester à bord pour garder le bateau (laisser le bateau seul une nuit où beaucoup, un peu "chauds" vont jouer avec les fusées de détresse pour fêter la nouvelle année (et le nouveau millénaire) ne nous enchante pas). Nous avons passé, à deux, un réveillon très agréable. Au menu : confit de canard ... ce qui était amusant, c'est que toutes les heures, des cris, des applaudissements (et des fusées !) partaient d'un bateau ; chacun fêtant, en fonction de sa nationalité et des décalages horaires, sa nouvelle année. Le 1er janvier, nos hôtes nous annoncent que, maintenant que le réveillon est passé, les Grenadines n'ont plus vraiment d'intérêt et qu'il est temps de remonter vers la Martinique. Petit conflit à bord : nos hôtes exigent de faire une halte à Saint Vincent. Nous ne voulons pas, cette ile a mauvaise réputation et nombre de bateaux ont été cambriolés (certains piratés). Nos CLIENTS exigent ... nous nous exécutons ... mouillage à Chateau bel air à Saint Vincent. A peine entrés dans la baie et nous avons une nuée de bateaux (certains à la rame, d'autre ont un moteur, parfois ce sont les restes d'une planche à voile) qui nous encercle. Chacun veut nous "placer" à un endroit particulier. Nous tentons de nous frayer un passage et prenons notre mouillage. A peine le bateau arrêté, plusieurs paires de mains s'agrippent sur les balcons, tout autour du voilier. Chacun veut nous vendre quelque chose (fruits, pain, langoustes). J'ai l'impression qu'ils ne cherchent pas à vendre mais qu'ils essaient de voir l'intérieur du carré. Je me fait traiter de parano !!! Après quelques achats de bananes, pamplemousses et autres fruits, le mouillage retrouve sa tranquillité ... mais surtout ... un autre bateau arrive !! Souvent, lors de nos précedents arrêts, nous avons acheté des fruits ou des langoustes aux bateaux (ce sont les comités d'accueil) qui nous accostaient, mais c'était convivial ... c'est la première fois que je ressentais de l'agressivité (c'était une impression que je ne pouvais expliquer). Je n'ai pas voulu aller nager avec les autres ... je préférait rester sur le bateau ... pas tranquille ! Après le repas, nous recommandons de bien fermer les portes du carré. Je me fais peut être un film ... Dans la nuit, Christian est réveillé par un bruit à l'avant du bateau, un bruit de chaîne anormal. Il se lève, armé de sa lampe torche, et, surprise, les portes sont grandes ouvertes, les panneaux au dessus du carré aussi. Christian balaye le cockpit avec la lampe ... un petit coffre où nous mettions nos chaussures est ouvert, toutes les chaussures ont été sorties. Christian fait le tour du bateau ... regarde vers la mer, vers la côte, il n'y a personne. Il referme tout (rien n'a apparemment été forcé ?). Demain, il fera jour. Nous nous levons avec le soleil et faisons le tour du bateau. Nous retrouvons sur les trampolines des affaires lachées à la hâte. L'annexe (le semi rigide) qui était sur ses bossoirs était légèrement descendue, nos chaussures avaient disparu. Quand nos hôtes se lèvent, nous leur demandons de faire l'inventaire de leurs affaires. Résultat : la pochette dans laquelle ils avaient tout leur argent liquide avait disparu (ils étaient allés la chercher sous les yeux de nos "pauvres petits vendeurs de fruits" l'après midi même) ainsi qu'une paire de jumelle et une serviette de toilette. Nous avons beaucoup réfléchi à la manière de procéder. La seule solution était : ils sont montés par l'avant (d'où le bruit de chaine) ils sont entrés par un panneau au dessus du carré et, quand ils ont entendu Christian se lever, ils se sont réfugiés SOUS le bateau (entre les deux flotteurs). Nous quittons le mouillage, le vent est très soutenu mais personne ne veut passer une journée de plus dans cette baie. L'ambiance est morose. Les reproches arrivent : nos mises en garde n'étaient pas assez appuyées !!! Dès que nous quittons l'abri de l'ile de Saint Vincent, le vent est très fort (plus de 40 noeuds), il y a des creux impressionnants et quelques déferlantes. Une partie de l'équipage est malade. Nous arrivons à Marigot Bay dans l'après midi. Nos hôtes veulent rejoindre la Martinique au plus vite ... départ demain vers grande anse pour passer une nuit avant d'aller visiter Fort de France. Les vacances sont bientôt terminées pour nos hôtes ... une journée passée à visiter Fort de France et son marché et il est temps de repartir vers le port du marin. Un dernier bain en face de la plage des Salines et c'est l'heure du débarquement ... et du retour vers la métropole. Nous prenons une place au port du Marin ... enfin seul !!! |