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Nous faisons visiter régulièrement le bateau ... un couple de Belges est intéressé ... Nous tombons d'accord, ils achètent Balancine, nous nous chargeons de le garder et de l'entretenir jusqu'à ce qu'ils en prennent possession, en janvier 2001. Voila, nous n'avons virtuellement plus de bateau, nous devons rechercher rapidement un nouveau domicile... Nous trouvons, début décembre, un voilier qui se trouve en Guadeloupe. Rendez vous est pris pour le 13 décembre. Christian partira en avion pour le voir et je le rejoindrais en bateau (vedette de croisière inter iles) avec le chien. Le 14 décembre, nous avons acheté le bateau. c'est un Meltem, il s'appellera JULIES 1er. Le 15 décembre, nous ramenons le bateau en Martinique. C'est notre premier ketch, nous ne connaissons pas le bateau et le propriétaire, en Guyane, nous a juste laissé un petit mot pour nous résumer le fonctionnement de tous ses appareils.Les navigations sont paisibles, les siestes terribles !!! Après une escale en Dominique puis une autre à l'anse Mitan, nous longeons les cotes martiniquaises puis nous prenons place au port du Marin. Nous avons réservé la place située à coté de Balancine. La mise en place au port est une véritable aventure. Fini le placement au milimètre de Balancine et ses deux moteurs. Notre nouveau bébé fait ce qu'il veut en marche arrière, aidé par un fort vent latéral... un coup à droite, un coup à gauche... nous faisons plusieurs essais et, finalement un copain nous aide en obligeant Julies à reculer droit en nous poussant avec son annexe. Nous faisons notre premier réveillon de Noel à bord de Julies. Nous avons décidé de participer à la Transcaraibes, fermement décidés à aller jusqu'a Santiago de Cuba. Nous mettons le bateau à nos normes de confort. Nous ajoutons un dessalinisateur, un groupe électrogène, changeons la grand voile, le pilote automatique, le sondeur, les batteries. Nous prenons une autre grande décision : après Cuba, nous effectuerons la traversée nord de l'atlantique et nous rentrerons à Royan. Trois amis nous demandent d'être à bord pour cette traversée... nous acceptons avec plaisir. Début mars, Julies est prêt à voyager. L'organisation de la Transcaraibes nous propose de prendre des équipiers. Nous en prenons un au Marin, nous passons prendre un ami aux 3 ilets en Martinique et un troisième équipier nous attend en Guadeloupe. Nous avons rendez vous à la marina Bas du Fort d'où se fait le départ officiel de la croisière. Pendant notre navigation, nous croiserons deux magnifiques cachalots. Nous faisons plus ample connaissance avec notre nouveau voilier, nous apprenons à bien régler les voiles d'un ketch. Le 18 mars, départ officiel de la Transcaraîbes, première étape : les Saintes. Cette année, pas de mouillage intempestif (pour nous) sur la ligne de départ et pas de dématâge (2 l'année précédente) !! Barbecue sur la plage des Saintes et départ le lendemain vers Antigua (Joly Harbour) Nous arrivons de nuit à Joly Harbour, il y a un chenal d'entrée qui ne fait que 3 mètres de large, il est marqué par des bouées mais celles-ci ne sont pas éclairées. Un moment d'angoisse à bord mais nous parvenons au ponton. Le lendemain, les éternelles formalités (entrée et sortie en une seule fois car nous ne restons qu'une nuit !!!). Le bureau des douanes est tenu par un ours, nous devons entrer chacun notre tour. Il faut "écrire bien", si c'est pas bien ... copie à refaire... Le 20 mars, départ pour Saint Martin. La nuit est un peu difficile, un de nos équipiers a oublié ses lunettes de vue, il ne voit pas les cadrans, ne repère pas le sens du vent et nous fait un empanage au moment où Christian est au pied du mât pour réduire la voile. Nous ne sommes pas tentés par la manoeuvre de l'homme à la mer de nuit, donc nous ne le laisserons plus à la barre seul la nuit. Après une escale d'une journée à Saint Martin, nous reprenons notre périple, direction Aguadilla à Porto Rico où nous recevons le même accueil extraordinaire que l'an dernier. Nous y arrivons au petit jour et il y a déjà foule sur la plage pour nous saluer. Cette année encore, la ville a organisé une grande fête en notre honneur. Un grand buffet est dressé sur la plage et des barbecues sont installés. Des visites en car sont prévues. Le gas oil nous est de nouveau offert. Le 26 mars, c'est le grand départ pour Santiago de Cuba. Encore une fois, la météo est contre nous mais Julies passe bien. Nous avions pensé passer au sud de Saint Domingue mais nous avons le vent "dans le nez", changement de stratégie, nous passerons au nord et, comme nous ne sommes pas inscrits en course, nous pourront utiliser le moteur si nous n'avons pas de vent. Nous n'avons pas beaucoup de vent, nous n'avançons pas vite, parfois l'aide du moteur nous est précieuse. Le 29 mars, enfin, un petit vent qui vient de l'arrière... Nous montons le spi... surprise ... il est superbe, tout bleu, avec une grosse baleine blanche... PHOTOS !! Nous arrivons le 30 mars au lever du jour à Santiago de Cuba ... C'EST GAGNE !! Appel VHF ... "planquez la nourriture" ..." n'essayez pas de descendre à terre, même pour amarrer le bateau". Nous nous exécutons : le jambon et les camemberts : sous le lit. Un tissus sur le congélateur ... un pot en plastique par dessus. Nous arrivons au ponton. Il y a des hommes en vert qui nous y attendent. "Lancez les amarres", "Interdiction de descendre". Julies est amarré, nous attendons, obéissants !!! Nous en profitons pour faire un bon petit déjeuner. Puis, ça y est, c'est notre tour : nous avons la visite des services de l'émigration avec vérification attentive des papiers du bateau, de chacun de nos passeports, puis arrivent les questions (en espagnol) : combien de jours à Cuba. Je leur répond que nous voulons monter jusqu'à La Havane. Alors quel sera votre trajet EXACT avec date et lieu précis de chaque escale. Ma réponse : ... ????. Le bonhomme en vert réitère sa question. J'invente un trajet avec la carte ... on verra bien. L'émigration quitte notre bord et laisse la place à l'équipe des douaniers. Nouvelle vérification des papiers, des passeports et ... fouille du bateau. La VHF portable et les fusées de détresses sont mises sous scellées (?). Encore des questions. Ces messieurs ont soif ... nous leur proposons de l'eau, ils refusent ... une bière aurait été certainement la bienvenue mais ils commençe déjà à m'exaspérer. Nous pensons que les formalités étaient terminées ... et bien non, maintenant c'est le tour des services vétérinaires (un homme et une femme). Nouvelle fouille du bateau. Je les dirige vers le placard à provisions (il faut que je montre de la bonne volonté si je ne veux pas qu'ils découvrent mon jambon sous le lit). Chaque boite de conserve est examinée ... l'une d'elle retient leur attention, c'est une grosse boite de confit de canard, ils la tournent, la retournent, puis décident de la mettre sous scellée ... pour cause de vache folle !!! Contrôle total, il ne faut pas rire, il faut sauver le jambon. Arrivent ensuite les questions : avez vous des bêtes (hormis le chien et les équipiers, je ne vois pas !!) à bord (des rats peut être ?), y a t il des insectes qui volent dans la cuisine, etc ... Le carnet de santé de Birdy est examiné ... ré-examiné ... enfin, c'est bon, nous sommes en règle. La vétérinaire nous réclame une bouteille d'huile d'olive en échange de l'autorisation de descendre le chien a terre (examiner le carnet de santé du chien était un travail supplémentaire qu'elle n'était pas obligée de faire). Croyez vous que nous sommes débarassés ? NON, il reste l'administration portuaire qui vérifie les papiers du bateau, les passeports. Ca y est, nous pouvons descendre à terre, Julies est amarré à la marina... nous venons d'avoir un petit aperçu de l'administration cubaine. Le 30 mars, c'est la fin officielle de la Transcaraîbes, avec la remise des prix (nous obtenons le prix de la communication car nous avons gardé le contacts avec tous les bateaux participants afin de pouvoir noter leur position quotidienne) et un diner spectacle dans un cabaret. |