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Nous voyons les côtes cubaines s'éloigner ... L'inconnu nous attend ... Les questions : l'organisation des quarts de veille à deux ? Est ce que nous avons eu raison ?

La mer devient très vite agitée, je suis malade !!! La première nuit est difficile. Nous avions décidé de suivre le gulf stream (qui avance à 3 noeuds environ) pour profiter de sa vitesse, mais le vent est contraire et ne fait pas bon ménage avec le courant. La mer se lève.

Au petit matin, un voyant rouge s'allume ... dysfonctionnement de l'alternateur, la réparation cubaine n'a pas tenu ?... Non, courroie cassée, Christian la remplace

Nous allons tirer des bords  de 12 heures pendant 3 jours, parfois nous reculons de notre objectif : les Bermudes. Dans la soirée du 7 mai, nous essuyons notre première tempête, la mer est forte et le vent est supérieur à 40 noeuds. Nous sommes fatigués, nous décidons de nous "mettre à la cape" pour la nuit. Le vent s'est calmé (il ne souffle plus qu'à 20 noeuds) mais la mer est toujours aussi forte. Birdy a élu domicile à l'abri, dans le cockpit, il n'a pas l'air inquiet, il surveille seulement l'heure de la gamelle !!! . Dans quelle galère nous nous sommes lancés ???

Christian propose même de rejoindre les côtes de Floride, de mettre le bateau en vente et de rentrer en Avion. NON, je ne veux pas abandonner et démontrer autant que possible à ceux qui nous ont traitreusement lâchés (sauf notre ami de Guadeloupe qui nous a annoncé un réel problème). La mer va bien finir par se calmer.

Le 9 mai au matin, enfin, le vent a tourné et nous pouvons faire route. La vie s'organise maintenant bien à bord. Christian veille jusqu'à 2H du matin, je prends la suite jusqu'au lever du jour (je ne suis plus malade). Dès que j'aperçois le soleil, je mets les cannes à l'eau, prépare le petit déjeuner puis je réveille Christian. La journée est rythmée par les règlages de voiles, les repas, les siestes, la pêche .... Birdy surveille attentivement la mer et les cannes, il attend ses nouveaux copains : les dauphins. Un remou sur l'eau, des aboiements et ... les dauphins viennent jouer dans l'étrave du bateau. Ils paraissent communiquer avec le chien ??

Le 11 mai, le vent est tombé, nous nous laissons dériver ...le 12 ... un peu de vent ... nous montons les spis (de grand mat et d'artimon). Julies est superbe !

Nous approchons des côtes des Bermudes, un coup d'oeil sur le GPS et sur la carte ... nous arriverons de nuit !!! Pas bon. Nous lisons sur les instructions nautiques que l'entrée de nuit est interdite et qu'il y a un lieu de mouillage d'attente à l'ouest de l'ile (nous apprendrons que ces instructions sont destinées aux cargos et ne nous concernent pas). Nous sommes en vue des côtes. Appel radio (en anglais), ce sont les coast guards qui nous ont repéré sur leur radar. Quelques questions sur nous, le bateau, notre provenance puis ... ils nous prennent en charge. Nous allons faire une entrée de nuit, guidés par radio ... nous respectons leurs instructions à la lettre, nous passons à côté d'énormes bouées de chenal, non éclairées. La dernière instruction : Mouillez !!! L'ancre est mise à l'eau, nous sommes arrivés (notre route). Nos guides nous souhaitent une bonne nuit et nous donnent rendez vous le lendemain matin pour les formalités.

Nous sommes dans la baie de  Saint Georges. Nous allons voir les autorités. Quelques formulaires à remplir, 30 $ de taxes à payer et ... interdiction pour le chien de mettre patte à terre. Nous décidons de nous rapprocher du quai, nous y retrouvons des bateaux que nous connaissons. Deux d'entre eux, sont aussi partis de Cuba mais ont décidé de faire une route plus "sud", ils ont essuyé une énorme tempête au nord des Bahamas et ont des dégâts. Nous organisons un petit repas en regroupant les passagers de 5 bateaux sur Julies. Nous passons une soirée extraordinaire.

Christian vérifie le grément du bateau. La tempête a fait quelques dégats, il faut changer deux haubans qui tiennent le mât. Nous devrons donc rester sur les Bermudes, le temps de recevoir les pièces. Il y a un peu de couture à faire car le génois aussi a souffert. Les Bermudes, c'est Disney Land ... très propre ... tout est fait pour les touristes américains qui descendent par centaines des paquebots de croisière. Chaque jour, leur accueil est organisé avec une mise en scène digne des grands films de pirates. Tout est hors de prix. Nous désobéissons aux lois, nous descendons régulièrement Birdy sur une plage déserte pour qu'il puisse courir. Nous faisons la connaissance d'une "Bermudienne". Pour elle, la France, c'est le pays des grèves et des 35H. Elle nous explique que pour vivre correctement, elle a trois métiers : elle est infirmière de nuit, le matin, elle conduit un bus de la ville et, le samedi, elle vend des tee shirts aux touristes. Le dimanche ? elle dort !!!

Les haubans sont changés, il est temps de quitter le calme de la baie de Saint Georges et de se lancer à l'assaut des Acores. Nous décidons de communiquer chaque jour avec les autres bateaux (nous ne partons pas ensemble, ils leur reste quelques réparations à finir), nous serons moins seuls !!!

Le 22 mai, c’est le départ pour les Acores. Une petite visite au ponton gas oil (en hors taxes, nous sommes en transit …). Le voyage s’annonce bien, nous envoyons le spi… et nous pouvons faire un cap direct sur notre point. Début de soirée, premier rendez vous avec les copains sur les ondes … nous faisons la connaissance d’un passionné de météo, parti une journée avant nous. Le vent nous abandonne … Le 25, nous nous laissons dériver, Christian sort le fusil harpon et attrape un poisson pour le chien. La mer est plate, c’est un véritable lac. Notre météorologue préféré, joint en radio, avance bien, il a choisi une route plus sud, il nous conseille de descendre pour trouver un peu de vent. Le 27 enfin, nous retrouvons un peu de vent. Au lever du jour, nous avons la visite d’un grand oiseau (un fou masqué). Il se pose sur le balcon avant du bateau, il fait ami ami avec Birdy. Il n’accepte que la présence du chien, chaque fois que j’essaie de l’approcher, il s’envole, fait un tour, puis se repose sur le balcon. Nous lui mettons un peu d’eau douce. Notre invité passera la nuit suivante sur le pont avec Birdy.

Le 28 mai, la météo annonce une grosse dépression. Le vent monte et la mer se forme. Le pilote automatique disjoncte une première fois, puis une deuxième. Il est en panne !!! Nous sommes encore loin des Açores et la perspective de barrer 24h sur 24 ne nous enchante pas !!! Je prends la barre et Christian se lance dans le démontage du moteur du pilote. C’est un roulement qui est grippé … c’est pas grave, nous avons des roulements de rechange sur le bateau. Je reste à la barre, Christian remonte du carré avec sa pièce de rechange et … (juron) … ce n’est pas le bon. Christian devient Mike Giver, il démonte le roulement, l’ouvre, le débloque, le bourre de graisse et … miracle, une heure plus tard le pilote a repris les commandes de Julies. Nous préférons ne pas imaginer ce qu’aurait été la suite de notre voyage sans le pilote. Je l’aime mon skipper !!!

Le 30 mai, nous sommes dans la dépression annoncée … je suis malade. La vue de la nourriture me soulève l’estomac et les deux mâles du bord ont faim. Nous avons un nouvel indicateur de gite à bord : le chien !!! Je suis incapable de bouger, c’est Christian qui devra faire le pain. Le bateau avance bien et nous filons rapidement vers les Açores.

Au matin du 1er juin, je vais mieux et nous sommes ravis de la distance parcourue durant la nuit. Une mauvaise surprise nous attend sur le pont : le tube de l’enrouleur de génois a cassé. Il ne nous reste plus qu’à ranger le génois et monter la trinquette sur l’étai largable pour garder une voile d’avant. Nous quittons la dépression, le vent faibli et nous pouvons monter le spi. La mer n’est pas calmée, le bateau roule et … le spi s’enroule autour de l’étai. Nous allons batailler plus d’une heure avant de le rentrer dans son sac … Décidément, nous n’avons pas de chance avec les voiles !!!

Le 3 juin, plus de vent du tout … impossible de prendre les cartes météo car nous n’avons aucun signal.  Notre copain météorologue, contacté par radio, nous conseille de remonter vers le nord … il nous donne sa position, il a du vent et avance bien. Encore une fois, il avait raison, nous retrouvons du vent. L’attache du hale bas sur la baume casse, puis c’est le tour de l’embout qui reçoit le tangon… Il est temps d’arriver …

Le 8 juin, Birdy, tranquillement allongé dans le cockpit, se lève soudainement et se précipite vers l’avant du bateau (truffe et queue en l’air) … Des dauphins ? non, il garde la truffe en l’air, il sautille joyeusement. Quelques minutes plus tard, nous voyons les côtes des Açores apparaître dans la brume, à l’horizon. Nous sommes de l’autre côté de l’atlantique !!! C’est la joie à bord. Un bateau de pêche arrive vers nous, ses deux occupants soulèvent leur casquette et nous saluent … nous sommes très touchés par leur geste.

Nous entrons dans la baie de Horta à 16h, il y a beaucoup de voiliers qui ont fait la traversée et il reste peu de place… Les pêcheurs des Açores vont, encore une fois, avoir un geste qui nous marquera : ils vont déplacer leurs bateaux, se mettre à couple, pour permettre aux nouveaux arrivant de pouvoir prendre une place au quai. (Essayez d’amarrer votre bateau dans un port de pêche en France pour voir !!!!)

Nous allons faire les formalités. Pour une fois, c’est un vrai bonheur … nous rencontrons des gens souriants dont la préoccupation principale est de connaître le temps de traversée (c’est pour leur livre des records …et … cette année … il est détenu par un catamaran). Nous sommes loin d’être les plus rapides !!! Un coup de tampon sur les passeports et … nous sommes les bienvenus ainsi que notre chien qui peut aller partout avec nous.

Nous avons un travail important à faire : respecter la tradition. Chaque voilier de passage doit peindre sur le quai un dessin qui le représente. Nous avons de la peinture bleue et rouge à bord, d’autres plaisanciers du blanc, du noir. Nous mettons nos pots de peinture en commun et chacun fait son chef d’œuvre … Nous trempons même la patte de Birdy dans le pot de peinture rouge pour qu’il laisse sa signature sur notre dessin (il n’apprécie pas outre mesure …). La légende dit que laisser sa marque à Horta portera chance à l’équipage pour le reste de son voyage.

Il y a une deuxième tradition : aller manger une pierrade. Tous les équipages se retrouvent au restaurant et nous passons une soirée extraordinaire dans une salle où chacun raconte ses aventures. La soirée finira par des chants marins.

Il nous faut faire quelques réparations sur Julies. Nous ne sommes pas vraiment pressés de repartir car nous sommes très bien à Horta. La ville et ses habitants sont accueillants, il y a des petits marchés et, après avoir mangé des pâtes, du riz et des conserves pendant plusieurs jours, nous sommes comme des enfants devant les étals de fruits et légumes. Nous louons une voiture pour visiter l’île. Il y a des plages de sable noir, d’adorables moulins, les routes sont bordées de fleurs … c’est magnifique. Chaque soir, nous accueillons de nouveaux arrivants, nous sommes maintenant 5 bateaux à couple. C’est l’occasion de passer d’un bord à l’autre, d’organiser de joyeux apéros. Nous retrouvons même nos anciens « voisins de ponton du Marin ». Ils sont partis directement de Martinique. Ils repartent vers la Bretagne, nous vers Royan, nous ferons un bout de route ensemble. Entre les Bermudes et les Acores, chaque soir, lors de nos communications radio, nous avons marqué sur la carte la position de nos compagnons de voyage. Nous branchons l’imprimante et chacun repart avec SA route. C’est l’occasion d’un diner très sympa.

Les bonnes choses ont une fin … il faut songer à reprendre le voyage. Nous n’avons plus d’excuse, le bateau est réparé et la météo est bonne !!!

C’est avec beaucoup de nostalgie que nous voyons s’éloigner les côtes des Acores au matin du 16 juin. Le vent est faible, la navigation est agréable mais nous n’avançons pas vite. Philippe et Annick sont partis en même temps que nous, nous resterons à portée de radio, nous nous éloignerons l’un de l’autre la nuit (pour éviter les « bips » du radar) et nous nous rapprocherons le jour. Nous passons trois jours de navigation tranquille … ponctuée des aboiement de Birdy qui joue avec ses copains les dauphins … Il y en a beaucoup ici et nous avons leur visite plusieurs fois par jours. Nous avons même la visite d’une baleine de la taille du bateau… Elle ne reste qu’une poignée de  secondes à quelques mètres du bateau (même pas le temps de sortir l’appareil photo) et … ploouuuuuf !!! Impressionnant.

Le 21 juin dans la nuit, l’alarme du radar retentit … il y a un bateau devant nous. C’est un gros cargo, nous sommes sous voiles … il avance très lentement vers notre direction. Je l’appelle en radio … nous approchons des eaux françaises, je lui demande (en Anglais) s’il parle français. Réponse (en anglais) : ici, on ne parle que le langage officiel de la navigation, l’anglais !!! Terminé !!! … Je lui demande sa route (en anglais) … silence …

Nous avons l’impression qu’il s’est arrêté … Christian démarre le moteur et fait un virement de bord pour passer derrière lui, ce qui provoque le claquement de toutes les voiles … réglages à refaire !!! La manœuvre terminée, Christian prend la radio et lui dit quelques mots d’amour en Français.

Le 21 juin est une journée consacrée à la pêche. Nous commençons par un Goeland (nous le libérons) puis nous remontons 4 thons à bord. Philippe n’a pas profité de cette manne, nous nous rapprochons de son voilier et organisons un « lancer de thon » d’un bord à l’autre. Une partie de notre butin est découpée et congelée mais ce soir au menu : darnes de thon (cuites pour les maîtres et crues pour le chien). Un vrai festin pour tous.

Le 22 le vent est faible, nous naviguons toutes voiles dehors … Je suis de quart, il est 5h du matin, un « bip » au radar … il y a un cargo derrière nous, il fait la même route que moi. Je fais un écart de 10° et je surveille le point au radar …. Il est de nouveau derrière moi et fait la même route … Encore 10°, le cargo fait le même écart. Je vais réveiller Christian … « il y a un cargo qui nous suit … il va nous rentrer dedans !!! » Christian prend la barre et fait un nouvel écart, plus important. Appel radio, c’est le capitaine du cargo, il veut me rassurer, il trouve le bateau très beau sous voile et veut seulement passer à côté…. Nous reprenons notre route et, effectivement, le cargo nous double en passant à quelques mètres de nous … en nous saluant avec des coups de trompe. C’était sympa, mais il m’a fichu une de ces trouilles !!! La nuit aura été courte pour Christian.

Le 24, nous envoyons le spi … mais le vent tombe soudainement et nous devons redescendre rapidement notre voile. Un coup de houle et la chaussette de spi envoie Christian dans le balcon avant. Il a fait un bond … grâce au balcon, il n’est pas tombé à l’eau, mais il s’est fait mal. Nous passons une nuit calme mais au matin, un événement anodin bouleverse la vie à bord : Christian éternue et là … il entend clac ! clac ! … la douleur le fait vaciller. Je l’aide à se hisser dans la couchette. Hier, dans le balcon, il s’était certainement fêlé 2 cotes … l’éternuement les a cassées. Il tente de rester immobile, mais le bateau continue ses mouvements permanents. J’appelle Annick en radio … Elle me rassure, il faut que je prenne une bande très longue, et que je serre très fort… Ensuite je dois lui donner des calmants contre la douleur. J’installe, en suivant les instructions de Christian, un système de palan pour lui permettre de s’extraire plus facilement de la couchette. Philippe et Annick, nous proposent d’abandonner leur retour vers la Bretagne et veulent rester près de nous jusqu’à Royan. C’est ça, la vrai solidarité !.

Le 25, les médicaments calment la douleur de Christian, il peut se déplacer sur le bateau … et il faut que j’élève un peu la voix pour lui interdire d’effectuer les manœuvres des voiles. Nous voyons les premiers bateaux marchands, nous allons bientôt passer le rail (du Cap Finistère à Ouessant). Nous le matérialisons sur la carte, nous le traverserons toutes voiles dehors et moteur en route. La douleur de Christian est présente mais supportable, nous prévenons Annick et Philippe qu’ils peuvent reprendre leur route vers la Bretagne.

Le 26 juin, nous avons perdu le contact radio avec Philippe et Annick. Nous approchons des côtes Françaises.

Le 28 juin au matin, dernier lever de soleil de la traversée, nous entrons dans le chenal d’accès de Royan. J’appelle de port en radio, je ne veux pas que Christian fasse des efforts avec ses côtes cassées, je demande de l’aide pour l’amarrage du bateau.

A 12H15, Julies est amarré au ponton visiteurs … notre traversée de l’atlantique est réussie.

Encore une fois, Julies a souffert du voyage. La réparation de l’enrouleur effectuée aux Acores n’a pas tenu, le groupe électrogène refuse de démarrer depuis deux jours et il y a une fuite importante sur le vérin de la barre hydraulique.

Nous passons à la capitainerie pour demander une place au port pendant un mois, le temps de Christian se remette de son accident et de faire les réparations. REFUS CATEGORIQUE … Nous n’avons pas réservé !!!. (comment, de Cuba, pouvait on dire que nous arriverons le 28 juin à 12h15 ???). Ni le fait que Christian soit blessé, ni le fait que la barre (c’est quand même la « direction » du bateau) est défectueuse, ni le fait qu’il est impossible de planifier une arrivée lors d’une traversée de l’atlantique ne les intéresse. Nous devons DEGAGER (c’est le terme employé) dans les 48 H. L’expert maritime de notre assurance, appelé à la rescousse, déclare le bateau inapte à la navigation. Il leur rappelle qu’ils ont un rôle d’abri et obtient une autorisation d’un mois … Les employés et le capitaine du port sont bien décidés à nous faire payer l’intervention de l’expert. On nous demande de rester en permanence à bord (sous prétexte de devoir déplacer le bateau pour laisser la place à ceux qui ont réservé), une « erreur » informatique invalide notre carte magnétique d’accès au ponton, fermé par des grilles, et nous sommes contraints de prendre l’annexe pour aller en ville, les employés du port veulent monter à notre bord, alors que nous sommes à table et que nous avons réuni notre famille, pour « mesurer le bateau » …le fait que Christian dise que le moment est mal choisi est immédiatement interprété comme un refus de faire mesurer le bateau …  etc …

Notre dernière punition : ce sera la note … salée. Nous n’avons pas réservé donc c’est le tarif passage de la journée et non du mois qui nous sera appliqué (nous sommes restés un mois et 6  jours).

Comme nous fait remarquer le capitaine du Port : « Je suis là pour faire rentrer les deniers publics ». Conclusion : le port de Royan n’est pas port de plaisance mais … une annexe du Trésor Public.

Après deux ans de navigation aux Antilles, nous étions ravis de retrouver la métropole ... cet accueil a été une véritable déception ....

Nous garderons de cette traversée : beaucoup d'images merveilleuses que je ne peux décrire, nous avons aimé et parfois détesté l'océan .... mais que de bons souvenirs !!!